Antoine raconte son expérience en tant que volontaire en mission de service civique dans notre association !

Parcours de jeune en service civique.

L’article ci-dessous, écrit par Antoine, retrace ses huit mois passés au sein de Carrefour des Sciences et des Arts (CSA pour les intimes !).

Tout commence par une belle matinée de décembre 2021. Alors que je viens de quitter une école d’ingénieurs, il me faut retrouver une activité pour finir l’année et ne surtout pas passer des mois sans rien faire. La réorientation scolaire n’est plus envisageable au vu de mes décisions tardives, mais il reste cependant d’autres possibilités. Parmi elles, l’option du service civique ! C’est un choix qui me paraît cohérent avec mes envies et le temps que cela me prendra. Je commence mes recherches, des dizaines d’offres existent un peu partout, mais une en particulier retient mon attention : “Carrefour des Sciences et des Arts, publié le 4 décembre“, nous étions le 5… 

A ce moment précis je me concentre pour prendre la bonne décision. Les points positifs sont : Proche de chez moi, médiation scientifique (j’adore ça !), un apport financier, de nouvelles compétences à découvrir, un équipe très accueillante, une durée de 8 mois. Le gros point négatif : C’est trop beau pour être vrai. Malgré cela, je tente le coup ! Bravant le froid de cette fin d’automne et les dangers du boulevard Gambetta, j’arrive enfin aux locaux de l’association. Après une discussion avec les salariées, c’est décidé je prendrai part à l’aventure. Dès la semaine suivant ces péripéties, me voilà parfaitement intégré dans l’équipe, prêt à participer à n’importe laquelle de leurs activités.

LES ACTIVITÉS RÉALISÉES

    Ce qu’il faut bien comprendre avec le CSA, c’est qu’aucune semaine ne ressemble à la suivante. Au fil des ans, une grande variété d’activités a pu voir le jour, ce qui permet d’intervenir tout au long de l’année sur différents sujets, et sur l’ensemble du Lot. Certaines s’étendent même au-delà de nos frontières vers les terres aveyronnaises !

  • Tous les mercredis après-midi, je participais avec Magali aux ateliers des mercredis des sciences ainsi qu’aux Ado Makers. C’est très enrichissant de faire découvrir des principes physiques ou chimiques aux enfants, surtout en petit groupe. On peut voir leurs réactions immédiatement et s’adapter au mieux pour les semaines qui suivent. Car oui chaque groupe vient pour plusieurs semaines ce qui permet de réaliser des projets plus longs et avec plus d’ambition. 
  • Les interventions dans les écoles étaient aussi présentes pendant les 8 mois de service. Je ne pourrais pas toutes les citer, mais pour prendre un exemple je choisirais sans doute la construction de fusées à eau. C’est une activité que j’ai eu l’occasion de réaliser de nombreuses fois avec Annabel. Et outre le fait que j’ai découvert la moitié des établissements scolaires du département, cela m’a montré que les élèves sont souvent ravis quand il s’agit de construire des choses. La première partie de l’activité consistait à expliquer de manière intéractive l’histoire des fusées ainsi que leur fonctionnement. Mais ensuite, il fallait créer son propre engin, avec du carton et des bouteilles, pour pouvoir faire l’expérience finale du lancement ! Qu’il vente, pleuve ou fasse canicule, tout le monde adorait voir sa création décoller, et analyser son vol en fonction des éléments qu’on avait choisis pour la construire (ex : la disposition des ailerons).
  • L’un des points importants pour apprendre, c’est de le faire en s’amusant. C’est du moins l’un des principes que je pense avoir déduit de ce que j’ai appris pendant ces quelques mois. Cela se traduit notamment par de nombreux ateliers autours de jeux de société, d’escape game ou même de jeux de rôle ! La manière d’animer est totalement différente mais toujours indispensable bien entendu. Je dois dire que j’étais parfois jaloux de voir tous ces gens jouer pendant que je les regardais jouer. Je connaissais bien les principes et le fonctionnement des tous les types de jeux avant de les animer. Mais je soupçonnais leur capacité à faire passer des messages. Oui, on peut parler de climat lors d’un jeu de rôle, on peut aussi expliquer la désinformation et les fake news via un escape game, etc. La tâche n’est pas aisée pour autant, mais quand les élèves sortent de la salle avec le sourire, et qu’ils ont retenu la notion principale de l’activité, on se sent (enfin pour ma part) heureux de mettre sa pierre à l’édifice.
  • Un dernier projet un peu spécial a également vu le jour pour moi. J’ai dû, par mes propres moyens, réaliser une maquette en bois de la ville de Lalbenque. L’objectif étant de vulgariser le Pédibus, c’est-à-dire la création d’un parcours pédestre qui permet aux enfants des écoles maternelles et primaires de s’y rendre à pied. De l’élaboration à la présentation en passant par la construction, j’ai pu tout faire de mes mains, avec une totale liberté. C’était quelque chose de nouveau pour moi qui n’avais jamais rien réalisé de tel. Au final, cela s’est bien déroulé, et la maquette à tenu le coup face à des enfants parfois brusques avec le matériel.

LES DÉFIS SOLAIRES

    Maintenant nous entrons dans le vif du sujet ! C’est pour moi LE projet que je devais réaliser en priorité, pour aider Delphine qui s’occupait de l’organisation générale de l’événement. Il existe déjà un article sur le site web qui en parle et explique très bien son organisation mais je vais essayer de synthétiser l’idée en une phrase : Les défis solaires sont une course de petites voitures solaires créées par des enfants de différentes écoles. Et pour les aider à les fabriquer, je leur envoie des vidéos explicatives accompagnées de “mini-défis” pour les motiver et les faire avancer dans leurs constructions. J’ai même pu aller les voir directement dans leurs écoles pour donner des conseils et me rendre compte de l’implication des enfants dans le projet.

    Afin de me défier moi même, je me suis aussi pris de passion pour la construction de ma propre voiture solaire. Avec les éléments électriques que j’avais sous la main, il ne me manquait plus qu’à trouver une manière de créer un châssis solide qui aurait pu supporter l’ensemble. C’est là qu’une idée me vint à l’esprit, pourquoi ne pas l’imprimer en 3D ? Je n’avais aucune idée de la direction que je venais de prendre mais ma conviction fût plus forte que ma raison. C’est comme cela que j’ai pu apprendre le fonctionnement d’une imprimante 3D, et de toutes les étapes nécessaires avant l’impression finale. Dans un ordre simplifié, je dirais que cela s’est déroulé de la façon suivante :

  • Dessin de la voiture sur papier (facile)
  • Modélisation de la voiture sur logiciel (pas facile et très LONG)
  • Création d’un fichier spécialement pour le type d’imprimante que nous avons au bureau via un autre logiciel (facile)
  • Impression (pas si facile car la température environnante a beaucoup d’importance dans le processus, c’est toujours décevant de devoir refaire une pièce qui avait mis 5 heures à s’imprimer)
  • Assemblage des différents morceaux avec de la colle, car je n’ai pas eu la place de créer la voiture d’un seul bloc. (facile)

En tout, trois semaines ont été nécessaires pour voir la voiture rouler pour la première fois. Même en plastique, il se trouve qu’elle est assez lourde donc elle ne va pas à des vitesses vertigineuses. Mais elle avance longtemps et c’est le principal. Ce n’est pas un petit cailloux qui va la stopper !

    Ce projet (les Défis Solaires) était complet. Il a fallu créer des scénarios, se filmer, monter les vidéos, construire une voiture, se déplacer dans les écoles, souder, coller, réfléchir à de nouveaux défis, et j’en passe. Le jour des véritables courses était une consécration. J’avais tous les élèves enfin devant moi. Ils ne représentaient qu’un “nombre” jusqu’à présent, mais en voyant les 140 élèves au même endroit, je me suis rendu compte de l’ampleur du projet. Cette journée fût riche en émotion, car surtout intense. La chaleur était presque insoutenable, mais j’en étais tout de même très heureux. Car des défis SOLAIRES sous la pluie… Dans tous les cas, cela m’a donné envie de revenir l’année prochaine, simplement pour cette journée. Les enfants ont pu apprendre de nombreuses notions scientifiques avec cette activité et c’est ce qui me motive le plus.

CONCLUSION

Ma mission aura duré 8 mois. Je pouvais m’attendre à ce que ce soit moyennement long au début. Mais en réalité pas du tout. Avec toutes les interventions, je n’ai pas trouvé le temps de m’ennuyer. Les semaines passent en coup de vent et les projets s’enchaînent. La bienveillance de toute l’équipe ne m’a fait que me sentir mieux au fil des jours. Je ne compte plus tout ce que j’ai pu apprendre pendant cette période, aussi bien techniquement qu’humainement. Nous misons sur la cohésion de groupe pour avancer et ça se sent ! Le service civique n’est pour moi qu’un statut, car je prends vraiment toutes mes nouvelles compétences comme une vraie expérience professionnelle. Ce n’était pas simplement un volontariat, les filles m’ont donné les moyens et les outils pour m’impliquer réellement dans chaque projet !

Je finirai par remercier du fond du cœur Annabel, Delphine, Liliann et Magali pour leur générosité permanente, mais aussi tous les membres bénévoles de l’association qui m’ont transporté, aidé et conseillé tout au long de mon passage dans la structure. Ce sont en quelque sorte les personnages de l’ombre sans qui rien ne serait possible.

Vive les sciences, vive la culture et vive CSA !

Antoine – Service civique au sein de l’association Carrefour des Sciences et des Arts (déc 2021- août 2022)   

PS de l’association : Pssss ! On nous chuchote à l’oreille qu’Antoine n’en a pas fini avec la vulgarisation scientifique : il tient une chaîne YouTube avec un ami, cette chaîne s’appelle STUDIO PASTA. Et regardez le thème de sa dernière vidéo 😉 ! Vous comprenez qu’on va le regretter ici…. ! MERCI Antoine. Tes compétences, tes idées, ton humour et ton enthousiasme vont belle et bien nous manquer. Rendez-vous l’an prochain pour les nouveaux défis solaires (on a lu l’article hein !!!) 😊😍

Sa dernière vidéo 👇👇👇

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